Un devis de terrassement affiché en un seul montant global n’apprend rien et ne se compare pas. Voici les postes qui le composent réellement, dans l’ordre où ils pèsent. Nous les détaillons systématiquement dans nos devis, pour que vous puissiez comparer ligne à ligne avec un confrère.
Les six postes d’un devis de terrassement
- L’amenée et le repli des engins : forfaitaire, il pèse d’autant plus lourd que le chantier est petit. C’est là que la proximité de l’entreprise se voit sur la facture.
- Le volume de déblai, en mètres cubes en place — calculé sur le relevé de niveaux, pas estimé à l'œil.
- L’évacuation et la mise en dépôt des terres : souvent le premier poste du devis, et le plus sensible à la nature des terres (une terre polluée coûte plusieurs fois le prix d’une terre saine).
- Les matériaux d’apport : grave 0/32, sable de pose, gravier roulé, géotextile.
- La main-d'œuvre et les heures d’engin, au type de machine réellement nécessaire.
- Les sujétions de site : blindage, accès étroit, protection de voirie, arrêté de circulation, plaques de roulage.
Les trois lignes qui font exploser une facture
- « Sous réserve de la nature du sol » sans sondage préalable — la porte ouverte à toutes les rallonges.
- L’évacuation chiffrée « au réel » sans volume plafond ni prix unitaire au m³.
- Le blindage de fouille non prévu, ajouté au premier jour de chantier alors qu’il est obligatoire dès 1,25 m de profondeur.
Comment comparer deux devis honnêtement
Mettez les deux devis côte à côte et vérifiez trois choses : le volume de déblai annoncé (s’ils diffèrent de plus de 15 %, l’un des deux n’a pas relevé les niveaux), le prix unitaire de l’évacuation au m³, et la présence ou non du blindage. Le reste se négocie ; ces trois lignes-là décident du prix final.